Avant la reprise du dialogue : l’opposition suspend sa marche et fixe un ultimatum au 15 août

Alors que les lignes semblent bouger autour de la tenue d’un dialogue national inclusif, la Coalition de l’opposition réunie autour de l’article 64 a décidé de reporter la marche qu’elle prévoyait d’organiser le 22 juillet. Une décision qui intervient dans un contexte marqué par la relance des initiatives de concertation politique.

À l’issue d’une réunion tenue ce lundi 20 juillet, les principales figures de cette plateforme ont annoncé le report de leur mobilisation populaire. Sans renoncer à leurs revendications, elles accordent un délai supplémentaire au pouvoir afin de concrétiser l’annonce du dialogue national inclusif. La coalition fixe désormais au 15 août l’échéance pour la convocation officielle de ce cadre de concertation, faute de quoi elle se réserve le droit de reprendre ses actions.

Ce changement de stratégie intervient quelques jours après que le Président de la République a donné son accord de principe à l’organisation d’un dialogue national inclusif. Cette annonce avait été faite lors d’une rencontre avec les principaux responsables des confessions religieuses, présentée comme une étape importante vers un apaisement du climat politique.

Dans la foulée, la CENCO et l’ECC ont intensifié leurs démarches en rencontrant plusieurs acteurs politiques et sociaux dans le cadre de leurs consultations. C’est dans cette dynamique que les responsables de la coalition de l’article 64 ont, à leur tour, échangé avec les représentants des deux Églises avant d’annoncer le report de leur marche.

En suspendant leur mobilisation, les opposants disent privilégier, pour l’instant, la voie du dialogue tout en maintenant la pression sur les autorités. L’ultimatum fixé au 15 août apparaît ainsi comme un test décisif pour mesurer la volonté des différents acteurs de transformer les annonces en un véritable processus de concertation nationale.

Par Édouard Tshiama