Les échanges entre la République démocratique du Congo et la République du Congo se poursuivent autour de l’incident survenu dans la zone de Makotipoko, à la frontière entre les deux pays. Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation de la République du Congo, Jean Olessongo Ondaye, est arrivé à Kinshasa mercredi 7 octobre 2026, à la tête d’une importante délégation.

Accueilli au Beach Ngobila par son homologue congolais, le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, le responsable brazzavillois entame une nouvelle étape des consultations engagées entre les deux capitales.

Cette mission intervient dans le prolongement des discussions initiées après l’incident enregistré dans la nuit du 26 au 27 août 2026 dans la zone de Makotipoko, en République du Congo. Depuis lors, Kinshasa et Brazzaville ont multiplié les contacts afin de parvenir à une compréhension commune des faits et de préserver les relations de bon voisinage entre les deux États.
La visite du ministre congolais intervient également quelques jours après la rencontre tenue le 3 octobre à Brazzaville entre le président de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et son homologue de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso. Les deux dirigeants avaient notamment abordé la question liée à cet incident.
La Commission mixte au centre des discussions
A Kinshasa, les travaux de la Commission mixte constituent le principal enjeu de cette nouvelle séquence diplomatique. Mis en place dans le cadre des orientations données par les deux chefs d’État, ce mécanisme doit permettre aux experts et responsables des deux pays d’examiner les circonstances entourant l’incident de Makotipoko.
L’objectif affiché est de parvenir à une clarification des faits, tout en renforçant les mécanismes de dialogue et de coopération entre Kinshasa et Brazzaville.
Au-delà de la recherche de la vérité sur cet épisode, les discussions portent donc sur la nécessité de préserver la stabilité et la coopération entre deux pays voisins dont les populations entretiennent des liens étroits de part et d’autre du fleuve Congo.
La poursuite des travaux de la Commission mixte apparaît ainsi comme une étape importante pour désamorcer les éventuelles tensions et consolider le dialogue entre les deux capitales.
DIKA