Scandale à Tshikapa :Un Avocat sauvagement agressé par le Secrétaire principal du Parquet Général près la Cour d’Appel du Kasaï

Le Bâtonnier de l’Ordre du Barreau du Kasaï, Maître Hubert Ngulandjoko a levé le ton pour condamner l’acte posé par le Secrétaire principal du Parquet Général près la Cour d’Appel du Kasaï qui a agressé un avocat dans son bureau.

En effet, Maître Christophe Bokele, Avocat au Barreau du Kasaï, accompagnait son client au Secrétariat du parquet Général pour retirer 80000 FC consigné pour une affaire. En lieu et place de restituer toute la somme, le Secrétaire, Monsieur ROMAIN KAMUKENGE a remis 60.000 FC. A la question de savoir pourquoi a-t-il gardé le reste, Monsieur Romain Kamukengele a pris sa chaise en plastique qu’il a jeté sur l’avocat avant de lui rouer des coups.

Les circonstances exactes de l’incident ainsi que les responsabilités individuelles restent à établir.

Face à cette situation, le Barreau du Kasaï exige la tenue d’une audience en flagrance afin que cette affaire soit examinée par la justice et que les responsabilités soient établies.

Le bâtonnier du Kasaï, Me Hubert Ngulandjoko, a fait état de cette agression, dénonçant des violences qui, si elles sont établies, soulèvent des préoccupations quant au respect des droits des avocats dans l’exercice de leur profession.

Le Barreau menace également d’engager d’autres actions si ses revendications ne sont pas prises en compte.

Parmi les mesures envisagées figurent l’organisation d’une marche de protestation et la suspension de toutes les prestations des avocats. Il réclame des sanctions contre le responsable présumé ainsi que le départ de ce haut cadre de l’administration judiciaire.

Une action du Bâtonnier Hubert Ngulandjoko saluée par tous les avocats de son Barreau qui se sentent en sécurité depuis son avènement à la dudit Barreau. Cette sortie médiatique du Bâtonnier intervient au lendemain de son plaidoyer qu’il mène pour un bon fonctionnement de l’appareil judiciaire dans sa circonscription où certaines juridictions peinent à siéger faute des magistrats. Les affaires sont traitées par les policiers.
Nyonga Kalenga