Face à la persistance des violences armées en République démocratique du Congo, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a renouvelé son appel en faveur d’un respect accru du droit international humanitaire (DIH). À l’occasion d’une déclaration faite ce jeudi 23 juillet 2026, l’organisation estime que les mutations des conflits contemporains rendent plus urgente encore la protection des populations civiles.
Le chef de la délégation du CICR en RDC a mis en évidence plusieurs défis qui compliquent l’application effective du droit international humanitaire. Parmi eux figurent l’apparition de nouvelles technologies militaires, dont le développement doit intégrer les exigences éthiques et les obligations prévues par le DIH dès leur conception.

L’institution a également rappelé que les principes de précaution et de proportionnalité demeurent des piliers essentiels lors de la conduite des hostilités. Selon le CICR, leur respect est indispensable pour limiter les conséquences des combats sur les civils et les infrastructures indispensables à leur survie.
Autre préoccupation majeure : la prolifération des armes légères. Le Comité estime que leur circulation continue d’alimenter les affrontements, de prolonger les crises et d’accentuer les souffrances des populations vivant dans les zones touchées par les conflits.
Dans ce contexte, le CICR réaffirme sa mission de promouvoir le droit international humanitaire auprès de toutes les parties impliquées dans les conflits. L’organisation poursuit ses activités de sensibilisation, de dialogue et d’accompagnement afin d’encourager une meilleure observance des règles destinées à protéger les personnes affectées par la guerre.
Pour François Moreillon, chef de la délégation du CICR en RDC, une application plus rigoureuse du droit international humanitaire constitue une condition essentielle pour améliorer concrètement le quotidien des populations confrontées aux violences armées.
DIKA