Déficit de communication entre les enseignants et le Ministère de tutelle : Le syndicaliste Bruno Jibikilayi s’en prend au silence du pouvoir face à la détresse du secteur éducatif

Une crise silencieuse qui s’aggrave

La tension monte au sein du sous-secteur de l’éducation en République démocratique du Congo. Ce qui n’était au départ qu’un malaise passager s’est progressivement transformé en une crise profonde, marquée par un déficit criant de communication entre les enseignants et le ministère de tutelle conduit par Madame Raïssa Malu qui semble être l’insecte qui ronge le fruit Tshisekedi de l’intérieur.

Face à cette situation jugée insoutenable, une voix s’élève avec force : celle du Syndicaliste Bruno Jibikilayi, Prosec SYNECAT/Tanganyika, qui dénonce ouvertement l’inaction des autorités et interpelle directement le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi.

Des enseignants abandonnés à leur sort

Le constat dressé par ce chevalier de la craie est alarmant. Plusieurs dysfonctionnements majeurs minent aujourd’hui le secteur :
• Des retards de paiement dépassant les 20 jours dans plusieurs provinces ;
• Des arriérés de salaire allant jusqu’à trois mois dans certaines juridictions ;
• Des ponctions jugées injustifiées sur la prime de gratuité, sans explication officielle ;
• Une absence totale de communication du ministère, laissant place aux rumeurs ;
• Un silence inquiétant de certains syndicats nationaux.

Pour de nombreux enseignants, cette situation équivaut à une véritable descente aux enfers, affectant non seulement leur dignité professionnelle, mais aussi la survie de leurs familles.

Un flou total sur les engagements de l’État

Au-delà des problèmes de paie, d’autres préoccupations renforcent le sentiment de frustration :
• L’absence de suivi sur le réajustement salarial promis ;
• Le manque de clarté autour de la prime de gratuité ;
• Le silence persistant sur le paiement des Nouvelles Unités (NU) et des Non Payés (NP) ;
• L’opacité sur le budget alloué au secteur de l’éducation ;
• L’inexistence de mécanismes crédibles de transparence et de redevabilité.

À cela s’ajoute la marginalisation progressive des syndicats, pourtant censés jouer un rôle clé dans la défense des enseignants.

  • Bruno Jibikilayi dénonce et interpelle le sommet de l’État

Dans une sortie particulièrement virulente, Bruno Jibikilayi n’a pas mâché ses mots. Elle fustige ce qu’elle qualifie de « mépris institutionnalisé » envers les enseignants, dénonçant un système qui, selon lui, ignore les véritables piliers de l’éducation nationale.

Son message vise directement les autorités, et en particulier le Président Félix-Antoine Tshisekedi, accusé de ne pas accorder l’attention nécessaire à cette crise sociale grandissante.

Un appel à la mobilisation générale

Face à cette situation jugée critique, un appel solennel à la mobilisation a été lancé par les enseignants à travers le pays.

Dans une déclaration forte, le camarade Bruno Jibikilay, PROSEC du SYNECAT Tanganyika, invite tous les enseignants à se lever dans l’unité, la discipline et la responsabilité pour :
• Exiger le paiement régulier et intégral des salaires ;
• Obtenir plus de transparence dans la gestion des fonds ;
• Revendiquer un dialogue réel avec les autorités ;
• Mettre fin aux pratiques jugées injustes et arbitraires.

Une question qui interpelle toute la nation

Au-delà des revendications corporatistes, cette crise soulève une question fondamentale :

Quel avenir pour un pays qui marginalise ses enseignants ?

Car derrière chaque enseignant en difficulté, c’est toute une génération d’élèves qui se retrouve fragilisée.

Conclusion : l’heure des décisions

Le temps des constats semble révolu. Les enseignants, longtemps restés silencieux, affichent désormais leur détermination à faire entendre leur voix.

Entre indignation et espoir, une chose est certaine : sans réponse rapide et concrète des autorités, la crise pourrait prendre une ampleur encore plus grande.

La balle est désormais dans le camp du gouvernement.

Nicole Kakese