Projetant la chute de leur marche au Palais de la Nation : L’Opposition congolaise sur les traces de Christian Malanga !

C’est désormais un secret de polichinelle. Bloqué par les accords de Washington et la pression des USA, Paul Kagame ne sait plus poursuivre la guerre de prédation qu’il mène contre la RDC depuis 1996. 

Les avancées spectaculaires de son groupe supplétif du M23, observées depuis l’avènement du Général Christian Tshiwewe à la tête de l’état-major général des Forces Armées de la RDC, facilitées par l’infiltration au sein de l’armée des éléments étrangers et de quelques Congolais, ont été stoppées avec le service des renseignements au point de ne plus entendre parler de replis stratégiques. L’arrestation et l’interpellation des Officiers supérieurs ont coupé de l’herbe sous les pieds d’Hitler d’Afrique. S’il faut ajouter à cela les sanctions imposées à ses proches, l’on comprend pourquoi Paul Kagamerecourt à d’autres méthodes pour poursuivre ses plans machiavéliques en RDC. 

Malgré sa tentation avec la branche religieuse de l’AFC-M23, constituée de quelques individus au sein de la CENCO, notamment Messieurs Muteba, Ambongo et Nshole et de l’ECC (Bukundowa et Senga) d’imposer un dialogue qui allait aboutir comme d’habitude aux mixages, brassages et nominations au sein des Institutions de la Républiques des anciens assassins, violeurs, terroristes et massacreurs issus de la rébellion, Kagame ne désarme pas. Il veut passer cette fois-ci par des actions de rue de manière à provoquer les troubles à Kinshasa qui aboutiront à la déstabilisation des Institutions établies. 

Pour cela, il s’est choisi les anciens Opposants dont Jean-Marc Kabund-A-Kabund et quelques anciens alliés de Kabila pour conduire cette action de sape. Pour preuves, toutes les manifestations qui ont toujours été organisées dans la capitale congolaise ont toujours eu pour point de chute le pont Cabu ou le Boulevard Triomphal. En ce qui concerne les meetings populaires, c’est le Pont Cabu en ce qui concerne celui tenu par Etienne Tshisekedi vers la fin des années 80 ou les stades des martyrs ou du 20 mai. Mais cette fois-ci, les Opposants ont annoncé le point de chute de leur marche au Palais de la Nation, siège de l’Institution Président de la République, sensée êtreinviolable pour aller déposer leur mémo exigeant la démission de Félix-Antoine Tshisekedi dont le mandat court encore jusqu’en 2028. Cette trajectoire suivie par la bande à Christian Malanga n’est pas choisie au hasard. La finalité étant de créer une insurrection, parce que le Palais de la Nation n’est pas gardé par la police qui est chargée de l’ordre public, de la protection des personnes et de leurs biens ; mais plutôt par la Garde Républicaine, chargée de protégerl’Institution Président de la République qui n’a appris qu’à tirer. 

A ce niveau, il est loisible de conclure que les Opposants sont à la quête de la comptabilité des morts qu’ils vont exposer à la communauté internationale pour l’émouvoir contre le pouvoir de Félix Tshisekedi. 

Il est impossible de croire que les manifestants auront la facilité de franchir la zone névralgique qui compose, la chaine nationale (RTNC), la base logistique, l’Etat-major général de l’armée au Camp Kokolo pour aboutir sans heurts au Palais de la Nation, passant ainsi devant certaines chancelleries. La dernière fois, lors du Sit-In tenu devant le Palais du Peuple, il a été recruté certains bandits urbains appelés communément ‘’Kulunas’’, qui étaient armés de machettes pour s’attaquer aux policiers. Si pareilles scènes doivent se répéter pendant le parcours de cette marche, il y a à redouter un carnage qui ne peut finir que dans le bain de sang qui sera ainsi imputé au régime de Kinshasa.  La dernière fois, l’Opposition comptait rééditer l’exploit de Burkina-Faso où le siège du Parlement fut incendié, mettant ainsi fin au régime de Blaise Compaoré. L’Opposition comptait également faire la meme chose avec le Palais du Peuple. 

L’objectif d’atteindre le Palais de la Nation est donc de proclamer Félix-Antoine Tshisekedidémissionnaire et désigner un Président de Transition qui pourrait être un militaire, les leaders de l’Opposition n’étant pas en mesure de fédérer derrière un de leurs. 

A la question cde savoir, quels sont les mécanismes mis en place au cas où par l’absurde, Félix-Antoine Tshisekedi venait à démissionner, les Opposants balbutient. Ils n’ont aucune réponse. Et pourtant ces mécanismes sont prévus par la Constitution. C’est en principe le Président du Sénat qui devrait assumer l’intérim. Mais ils l’ignorent à dessein. Parce qu’ils sont dans une posture d’une insurrection.

Malheureusement pour Félix-Antoine Tshisekedi, certains de ses proches alliés et même quelques Officiers supérieurs encore en liberté sont impliqués dans ce coup qui n’est que le prolongement de l’action menée par l’AFC-M23 après l’échec de Christian Malanga qui avait également la bénédiction de l’Archevêché de Kinshasa.

Les services sont ainsi invités à veiller pour que Kinshasa ne plonge dans le chaos, comme ne cesse de le clamer les hommes officiellement sans enfants que sont Muteba, Ambongo et Nshole. 

Nous y reviendrons

Nicole Kakese