Révision constitutionnelle : « Sauvons la RDC » vole au secours de la CENCO et défie l’Union sacrée

Dans un communiqué publié ce 25 juin 2026, le Mouvement Sauvons la RDC répond avec fermeté aux attaques de l’Union sacrée contre la CENCO. Le collectif défend la position des évêques catholiques et réaffirme son opposition catégorique à toute modification de la Constitution.

Le débat autour d’une éventuelle révision ou changement de la Constitution continue de diviser la classe politique congolaise. Cette fois, c’est le Mouvement Sauvons la RDC qui sort de son silence. Dans un communiqué musclé publié ce jeudi et consulté par la rédaction, le collectif dénonce les critiques adressées à la CENCO par l’Union sacrée de la Nation, plateforme politique acquise au Président de la République.

Pour ses signataires, les évêques catholiques n’ont fait qu’exercer leur mission d’éveil citoyen en appelant à la prudence sur toute initiative de réforme constitutionnelle. Ils rappellent que la Constitution appartient au peuple congolais et qu’un changement aussi sensible ne peut intervenir sans un large consensus national.

Sauvons la RDC accuse par ailleurs l’Union sacrée d’avoir préféré les attaques personnelles et les procès d’intention au débat de fond. Le Mouvement estime que les prises de position contre la CENCO portent atteinte à l’honneur de l’Église catholique et de millions de fidèles à travers le pays.

Dans le même document, les auteurs du communiqué rejettent l’idée d’un référendum constitutionnel qu’ils considèrent comme une diversion face aux véritables défis du moment : l’insécurité, la pauvreté, la corruption et les difficultés socio-économiques auxquelles la population reste confrontée.

Réaffirmant son opposition totale à toute révision de la Constitution, Sauvons la RDC appelle enfin les forces vives de la Nation à défendre l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique. Une nouvelle prise de position qui relance davantage un débat appelé à occuper encore longtemps le devant de la scène politique congolaise.

Édouard Tshiama