Joseph Kabila a réussi toutes les missions lui confiées par son parrain Paul Kagame, ne cessait de le répéter notre ancien Editeur Joël Cadet NDANGA, sur différents plateaux de télévision où il passait : Accorder globalement la nationalité congolaise aux populations rwandaises ; fragiliser le système sécuritaire congolais par l’infiltration au sein de l’armée, de la police et des services des renseignements militaires et civils par le brassage et mixage ; rendre poreuses les frontières orientales et permettre au Rwanda, au Burundi et à l’Ouganda d’exploiter les minerais de l’Est de la RDC.
Kabila a réussi cette mission, tout en s’enrichissant au point d’avoir le contrôle du tissu économique de la RDC et devenir un des multimilliardaires du monde.
Ces atouts lui avaient donné une sorte d’assurance-vie, qu’il pouvait quitter le pouvoir et y retourner quand il le voudra, ayant sous son contrôle l’Administration publique où il venait de placer de nouveaux Secrétaires Généraux ; l’armée, où il venait d’effectuer les mises en place et promotion en grades ; les institutions politiques, etc.
Ayant tenté de contrôler Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à travers la Coalition FCC-CACH, Kabila s’est buté à une résistance qui a fini par faire éclater ladite coalition jusqu’à sa fuite sans dire au-revoir à l’étranger.
Tous les mécanismes ont été mis en place jusqu’à le sortir de sa cachette pour s’affirmer pantin de Kagame pour le contrôle de la RDC à travers ce qui est parti de l’AFDL-PPRD-CNDP-M23-AFC-M23 et enfin FRN.
Une étape cruciale qui a provoqué la peur dans le chef de tous les étrangers infiltrés au sein de l’armée congolaise.
Epargné de la dernière purge des officiers supérieurs traitres, le Général Kamanzi, n’a pas pu attendre qu’il soit démasqué.
En effet, aujourd’hui, le masque d’une trahison en galons tombe une fois de plus, dévoilant une vérité crue que les nostalgiques de l’ancien régime tentaient de faire passer pour une théorie.
Le ralliement du Général de Brigade François Kamanzi à l’Armée du Front pour la refondation de la nation (FRN) vient de porter le coup de grâce au déni.
Commandant des opérations de la 12ème région militaire basée dans le Kongo-Central, cet officier supérieur incarnait, en apparence, la chaîne de commandement et la défense de la souveraineté nationale.
En réalité, son basculement vers la rébellion n’est pas un accident de parcours : c’est l’expression logique d’une carrière bâtie sur le noyautage et les loyautés multiples.
Le parcours parle de lui-même : Ancien cadre issu des rebellions téléguidées du RCD-Goma et du CNDP, catapulté aux hautes fonctions de commandement des FARDC sous l’ère Kabila, François Kamanzi illustre parfaitement le cheval de Troie incrusté au cœur du dispositif sécuritaire congolais.
Pendant des années, le mot d’ordre sous couvert de « brassage », de « mixage » et d’accords politiques occultes était d’intégrer sans discernement des officiers rebelles dans les rangs de l’armée nationale. Cette politique d’assimilation aveugle a affaibli l’appareil sécuritaire de l’intérieur.
Placer des figures comme François Kamanzi à des postes névralgiques même à l’ouest du pays, loin du front traditionnel de l’Est démontre la profondeur du réseau déjà tissé sous Joseph Kabila.
Comment garantir la discipline, le secret défense et la loyauté des troupes quand le commandant en chef des opérations locales réserve son allégeance à des forces destructrices de la République ?
Qu’on se le dise, la présence de tels profils au Kongo-Central prouve que le projet de déstabilisation ne visait ou ne vise pas seulement le Kivu, mais l’intégrité de tout le territoire national.
Et l’aventure du Général Kamanzi au sein du FRN qui, après avoir bénéficié de la confiance du commandant suprême qu’il vient d’abuser, apporte une preuve irréfutable à ceux qui exigeaient un audit sévère, une réorganisation stratégique et un nettoyage en profondeur des FARDC.
On ne construit pas une armée forte et républicaine avec des officiers dont le cœur et l’agenda politique battent pour la rébellion et la trahison.
Le nouvel épisode malheureux doit finalement servir de déclic ultime pour briser le cercle vicieux de l’instabilité en extirpant méthodiquement ces « taupes » de son appareil sécuritaire pour redonner aux troupes un commandement intègre, loyal et entièrement dévoué à la patrie.
Qui est François Kamanzi ?
Parcours
François Kamanzi est officier supérieur des Forces armées de la RDC qui vient de rejoindre le mouvement rebelle FRN de Kabila.
Il est natif de la localité de KATSIRU dans le groupement de Bukombo non loin de la cité de Mweso en territoire de Rutshuru. François Kamanzi est un « Tutsi Congolais » qui a fait ses études secondaires à Mweso.
Avec d’autres jeunes Tutsi qui vivaient à Bibwe, Nyanzale, Matenga, ils rejoignent FPR du Président rwandais Paul Kagame pour renverser le pouvoir de l’ancien Président rwandais Juvenal Habyarima. Ensuite il revient au Congo sous l’AFDL avec des Rwandais pour chasser le maréchal Mobutu en 1997.
A la création du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), il rejoint avec plusieurs autres pour poursuivre avec le RCD, un mouvement rebelle qui était soutenu par le Rwanda.
A la réunification du pays après Sun City avec le brassage et mixage, François Kamanzi intègre l’armée congolaise et occupe des postes jusqu’à devenir de manière spectaculaire général.
Il est nommé commandant région adjoint dans la province du Nord Kivu chargé des opérations et renseignements par le président Joseph-Kabila.
Depuis sa nomination en tant que Ops Rensrégion sous le régime Kabila, et usant de son influence et grade, il met en place une grande contrebande et mafia à travers un monopole dans le commerce de Riz dans la ville de Goma.
Lorsque les rebelles M23 alliés au Rwanda prennent le contrôle de la ville de Goma, sa femme obtient un monopole de commerce du riz dans la ville sous contrôle des M23 jusqu’à ce jour.
Ceux qui connaissent et qui ont pratiqué le général François Kamanzi estiment qu’il est trop dans les affaires que l’armée.
Il faut rappeler que depuis la prise de la ville de Goma par les rebelles, plusieurs produits ( vivriers et non vivriers ) sont sous le régime de monopole où un cartel d’hommes forts et familiers du mouvement rebelle et du Rwanda ont, une exclusivité de commercer un produit X ou y selon les orientations du mouvement et ses alliés.
Anastaili Nku