La promotion de l’entrepreneuriat national et l’autonomisation économique des jeunes et des femmes ont été au cœur des échanges lors de la clôture, mercredi à Kinshasa, de l’atelier national de validation des référentiels standards. À cette occasion, les autorités ont réaffirmé la nécessité de faire de l’entrepreneuriat un véritable levier de lutte contre le chômage en République démocratique du Congo.
Prenant la parole, le Directeur général de l’Agence nationale de développement de l’entrepreneuriat congolais (ANADEC), le professeur Godefroy Kizaba Amkampese, a rendu hommage au Chef de l’État pour son engagement en faveur du développement de l’entrepreneuriat.

“Je rends un hommage respectueux au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour sa vision éclairée et son engagement constant en faveur de la promotion de l’entrepreneuriat national, de l’autonomisation économique des jeunes et des femmes, ainsi que de la création d’emplois durable”, a-t-il déclaré.
De son côté, le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba, a insisté sur la nécessité de changer la perception des jeunes congolais face au monde du travail. Pour lui, la formation ne doit plus uniquement préparer les jeunes à rechercher un emploi, mais également à en créer.

“Il faut donc que la mentalité de nos jeunes change.
Ils ne doivent plus aller à l’école uniquement pour étudier.
Le marché est fermé, il est saturé.
Il faut que nos jeunes aient l’idée qu’ils peuvent devenir eux-mêmes créateurs d’emplois et porteurs de projets.
En multipliant les créateurs, nous aurons mécaniquement plus d’espace pour les employés”, a souligné le ministre.
Justin Kalumba a également expliqué que le chômage massif des jeunes et le sous-emploi trouvent notamment leur origine dans les capacités limitées des entreprises à absorber tous les demandeurs d’emploi. Un déséquilibre qui s’accentue avec une croissance démographique plus rapide que les opportunités professionnelles disponibles.
Pour le ministre Justin Kalumba, le défi est désormais de pousser davantage les jeunes Congolais à se lancer dans l’entrepreneuriat, dans un contexte où les entreprises peinent à répondre à la demande croissante d’emplois.
DIKA