A la suite du retrait de la République démocratique du Congo de la liste des juridictions soumises à une surveillance renforcée, communément appelée « liste grise », annoncé le 30 octobre dernier, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, rappelle que la finalité des réformes entreprises demeure l’amélioration des conditions de vie des populations congolaises.
Dans ce contexte, l’enjeu consiste à transformer cette avancée en opportunités pour les entrepreneurs, en emplois pour les jeunes et en investissements utiles au développement des territoires.
Pour le Chef de l’État, cette avancée renforce la crédibilité financière internationale de la RDC et adresse un signal de confiance aux banques, aux investisseurs et aux partenaires du pays.
Pour la population, cette confiance renforcée devrait progressivement se traduire par des bénéfices concrets, notamment des transactions financières avec l’étranger plus fluides, de meilleures perspectives de financement pour les entreprises congolaises et davantage d’investissements créateurs d’emplois.
Il convient également de souligner que « le renforcement du dispositif de lutte contre les flux financiers illicites contribue également à protéger les ressources nécessaires au développement national ».
Selon la Présidence de la République, cette décision du Groupe d’action financière (GAFI) reconnaît les progrès accomplis par la RDC dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Il sied de rappeler que la liste des juridictions soumises à une surveillance renforcée, ou « liste grise », identifie les pays qui travaillent activement avec le GAFI afin de remédier aux défaillances stratégiques de leurs dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération. Lorsqu’une juridiction est placée sous surveillance renforcée, cela signifie qu’elle s’est engagée à remédier rapidement aux défaillances stratégiques identifiées, dans les délais convenus, et qu’elle fait, de ce fait, l’objet d’un suivi renforcé.
La RDC avait été inscrite sur cette liste en octobre 2022. Elle s’était alors engagée à mettre en œuvre les réformes nécessaires afin de restaurer la confiance de ses partenaires internationaux et de mettre son dispositif de lutte contre les flux financiers illicites en conformité avec les normes internationales.
Shomba M.