A l’occasion d’Octobre Rose, la députée nationale Christelle Vuanga intensifie son plaidoyer pour faciliter l’accès des femmes congolaises aux soins contre le cancer du sein. Son combat : obtenir du gouvernement une prise en charge gratuite et effective des patientes, ainsi qu’un meilleur équipement des structures sanitaires publiques à travers le pays.
C’est dans cette dynamique que la Fondation WIFE, initiée par l’élue de la Funa, a organisé, jeudi 29 octobre 2026, une matinée de sensibilisation au Gymnase du Stade des Martyrs, à Kinshasa. Placée sous le thème « Chaque femme informée est une vie protégée », cette rencontre a réuni plusieurs centaines de jeunes filles issues de différents établissements scolaires du district de la Funa, notamment les lycées Kasavubu, Toyokana, Matonge, l’Athénée de la Victoire ainsi que le Lycée technique et professionnel de Matonge.

Des professionnels de santé et des membres du Réseau des parlementaires engagés dans la lutte contre le cancer ont également pris part à cette activité, qui visait à renforcer la prévention et à encourager les femmes à ne pas négliger le dépistage.
Devant les participantes, Christelle Vuanga a insisté sur la nécessité de faire de la lutte contre cette maladie une véritable priorité de santé publique. Elle a notamment évoqué son engagement à l’Assemblée nationale pour que les hôpitaux publics disposent des équipements et des moyens nécessaires à la prise en charge des femmes atteintes du cancer du sein.
Pour la députée, le coût particulièrement élevé des examens médicaux et des traitements constitue l’un des principaux obstacles auxquels sont confrontées de nombreuses patientes. Elle a fait remarquer que les seules investigations médicales peuvent parfois coûter entre 3 000 et 4 000 dollars américains, une dépense largement inaccessible pour une grande partie des familles congolaises.
Au-delà du plaidoyer institutionnel, cette matinée a également été marquée par un moment de recueillement en mémoire de Bonette Elombe, enseignante et amie de Christelle Vuanga, emportée l’année dernière par un cancer du sein. À travers des messages écrits par les élèves présentes, un hommage lui a été rendu, rappelant le combat de toutes ces femmes confrontées à la maladie.
L’émotion était également au rendez-vous avec le témoignage de Lucie, une ancienne malade aujourd’hui rétablie. Revenant sur son parcours, elle a raconté les difficultés traversées pendant sa convalescence, notamment le rejet et l’abandon de certaines personnes de son entourage.
Son message était sans équivoque : une femme atteinte du cancer a besoin de soins, mais aussi d’amour, de présence et de soutien moral. Elle a également voulu transmettre un message d’espoir, rappelant qu’après la maladie, il est possible de reprendre le cours de sa vie, de travailler, de se marier et même de donner naissance.
La rencontre s’est achevée sur un engagement concret. Au total, 500 jeunes filles ont accepté de devenir ambassadrices de la lutte contre le cancer du sein. Elles se sont engagées à relayer les messages de prévention et à promouvoir le dépistage dans leurs milieux respectifs.
A travers cette initiative, Christelle Vuanga entend faire sortir la lutte contre le cancer du sein du seul cadre des campagnes de sensibilisation pour en faire un combat collectif, soutenu par des politiques publiques capables de garantir aux femmes congolaises un accès réel aux soins, sans que leur survie dépende de leurs moyens financiers.
DIKA