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Facebook dépassé par la machine qu’il a créée

C’est le grand titre du Monde avec ce constat inquiétant : quand la machine prend le pas sur l’homme… « La créature a-t-elle fini par échapper à son créateur ? », s’interroge en effet le quotidien du soir. « La lecture de plusieurs centaines de documents internes à Facebook laisse en tout cas penser que le réseau social n’est plus en mesure de lutter efficacement contre la désinformation et les violences sur Internet. Ces « Facebook Files », transmis par une source parlementaire américaine à un consortium de médias, dont Le Monde, ont été révélés grâce à une lanceuse d’alerte, ancienne ingénieure du groupe, Frances Haugen. Ils lèvent le voile sur la face sombre de la société fondée par Mark Zuckerberg, accusée de privilégier le profit au détriment de sa responsabilité sociétale et démocratique. »

Contre-vérités et laxisme…
« Ces documents, pointe Le Monde, apportent (notamment) de nouveaux éléments sur le rôle joué par Facebook le 6 janvier 2021, lorsque le Capitole a été pris d’assaut par des partisans de Donald Trump. A l’image des forces de polices mobilisées ce jour-là pour maîtriser les manifestants, le réseau social s’est révélé incapable de faire face au déluge de haine et de désinformation qui s’est propagé sur Internet. (…) Facebook a laissé diffuser des contre-vérités qui ont contribué à l’enchaînement des événements. Certains documents pointent également le laxisme de la plate-forme pour modérer les appels à la violence et les manipulations politiques dans des pays à hauts risques, tels que l’Inde, l’Afghanistan ou la Birmanie, qui ont été le théâtre de violents affrontements. »

Résultat, estime Le Monde : « avec ses 3 milliards d’utilisateurs réguliers, Facebook n’est clairement plus en mesure de faire face à ses responsabilités, qui vont au-delà de celles d’un simple hébergeur de contenu. (…) Le réseau social doit rapidement faire l’objet de davantage de surveillance sur le fonctionnement de ses algorithmes, il doit laisser les utilisateurs choisir leurs préférences plutôt que les confier à un processus piloté par l’intelligence artificielle et surtout il faut doter les régulateurs des moyens et des compétences nécessaires pour que la créature revienne sous contrôle. »

Le Covid-19 repart en Europe
À la Une encore et toujours le Covid-19, qui n’a pas dit son dernier mot. « L’Europe en pleine reprise de l’épidémie », titre Le Parisien. « Peu à peu, la carte de l’Europe se colore de rouge. Le nombre de cas de Covid-19 recensés chaque jour a augmenté d’une semaine à l’autre dans la quasi-totalité des pays du continent. La hausse est parfois contenue et part d’un niveau assez bas, comme en France, mais la tendance est générale : + 37 % en Italie, + 50 % en Allemagne et aux Pays-Bas… Les deux raisons le plus souvent évoquées sont l’arrivée de la saison froide, propice aux contaminations, car on se réunit davantage en lieux clos, et la baisse d’efficacité des vaccins au fil des mois. »

« Le Covid-19, un boomerang qui nous reviendrait sans cesse dessus ? », s’interroge Libération. Ça y ressemble… « « Il y a un très léger rebond, mais pour l’instant on ne peut pas parler de cinquième vague », a rassuré hier le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, précisant tout de même qu’il fallait « faire très attention ». Après huit semaines de baisse consécutive, pointe Libération, le taux d’incidence a augmenté de 10% la semaine du 10 au 17 octobre, selon Santé publique France. Conséquence, le pays a dépassé le seuil d’alerte de 50 cas pour 100.000 habitants. Le nombre de nouvelles contaminations quotidiennes est désormais repassé au-dessus de la barre symbolique des 5.000 cas depuis trois jours. »

L’hôpital public au bord de la rupture
Autre inquiétude et non des moindres, relate encore Libération : « 20% des lits sont fermés dans les hôpitaux publics, faute de personnel. (…) Le stress de la pandémie, ajouté à des conditions de travail souvent déplorables et des salaires peu attractifs, a achevé de décourager les soignants. (…) Et rien, ou très peu, ne permettra de régler le problème à court terme. Il va falloir attendre notamment que la fin du numerus clausus commence à produire ses effets, ce qui n’arrivera pas avant une dizaine d’années. Ce quota, qui restreignait jusqu’en 2020 le nombre d’étudiants en médecine, a scandaleusement barré la route à nombre d’aspirants soignants qui seraient fort utiles aujourd’hui. » Bref, conclut Libé, « rien ne va, et la qualité de la prise en charge commence à s’en ressentir. Il suffirait que l’épidémie de Covid-19 reparte pour que l’hôpital s’effondre. »

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