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Importations des produits surgelés :
Qui bloque l’action de Félix Tshisekedi ?


Le président de la République Félix Tshisekedi a ordonné récemment au gouvernement de mettre à la disposition des opérateurs économiques nationaux 30 millions de dollars américains pour l’importation des produits alimentaires dont les poissons chinchards de la Namibie.


L’argent est logé à la Banque centrale du Congo, alors qu’il devrait être placé dans les banques commerciales pour faciliter les transactions aux opérateurs économiques nationaux. Aucun Congolais n’a reçu un sou de ce pactole jusque-là. Étonnamment.
A l’approche des festivités de fin d’année et de nouvel an, le gouvernement a levé l’option d’inonder le pays avec les denrées alimentaires. Mais, plusieurs obstacles sont à surmonter notamment la mauvaise foi des importateurs qui ne font aucune concession.


Jean-Marie Kalumba, ministre de l’Economie a été chargé de mener des négociations avec les propriétaires des bateaux de pêche en Namibie. La RDC a obtenu un quota en attendant l’acquisition de son propre bateau de pêche. Mais, les importateurs ne jurent que sur l’échec de l’État congolais.
Quand la mafia s’enracine dans un pays
L’économie de la RDC étant totalement contrôlée par les Asiatiques (Libanais, Indiens, Chinois) et autres étrangers,  le ministre Kalumba veut mettre fin au monopole dans les importations. D’où, la colère de ceux qui font la loi sur l’économie de la RDC. Ils  brandissant l’argument de la crise comme un droit de véto. Le ministre de l’Economie devient l’homme à abattre. Sa tête est mise à prix pour avoir déniché des pratiques malsaines des importateurs : La corruption et la fraude à grande échelle sont démasquées.


Le patriotisme pour sauver la République
D’après une source digne de foi, l’arrivée d’une cargaison de 1130 tonnes de poissons au Port de Matadi est l’œuvre d’un brave entrepreneur local. Il a décidé de soutenir l’action du gouvernement  sans avoir reçu l’argent disponibilisé par l’État. Il n’a sollicité que des exonérations à la  DGDA  pour faciliter la tâche au gouvernement. Une demande catégoriquement rejetée. Pour quelle raison ? Mystère.


Une tricherie à ciel ouvert  qui énerve
En refusant d’accorder des exonérations à un importateur congolais, on favorise les mêmes. Bref, on encourage la colonisation économique de la RDC. Au-delà de la maffia des importateurs étrangers, il y a des complicités internes. Le ver se trouve donc dans le fruit. Il faut un nettoyage systématique.


Comment peut-on comprendre qu’une tonne de poissons achetée à 1200 $ US  en Namibie soit déclarée à 240 $ à la douane de la RDC ? On a outrageusement minoré ce qui est dû à l’Etat. Partout à travers le monde, on n’achète jamais une tonne de poissons à moins de 1200 $. Conclusion : l’État est escroqué depuis des années. Il faut des réparations.
C’est ainsi que l’IGF, gendarme des finances publiques est appelée à enquêter pour rétablir l’État dans ses droits. La RDC a subi d’énormes préjudices avec ces importateurs ayant éludé ce qu’ils devraient payer.


Les masques vont tomber
Le blocage de l’action du gouvernement est une sorte d’incitation aux émeutes de la faim. On sait que les militaires, les policiers et les fonctionnaires attendent la ration alimentaire à la fin de l’année. L’objectif des importateurs est de créer la rareté, susciter des mécontentements au sein de la population et pousser le gouvernement à revenir sur sa décision pour perpétuer la dépendance économique du pays. Tshisekedi doit déjouer ce coup
Pendant que le président Félix Tshisekedi tient à la création d’une classe de millionnaires (hommes d’affaires) congolais,  certains bloquent ses initiatives à cause des intérêts égoïstes.
Le ministre Kalumba quant à lui, fait face à une sorte d’opposition interne qui ne dit pas son nom. Pourtant, sa démarche devrait être soutenue par tous les gouvernants et toutes les institutions de la République. Dommage, pas de cause commune.
En RDC, tout opérateur économique libanais, chinois, indien, pakistanais ou autre étranger a un parrain hautement et politiquement connecté qui le protège. Que faire pour que le Congolais soit maître de son destin ? Il est temps de sortir des sentiers battus.
 30 millions pour qui ?
Pourquoi l’argent traîne encore à la BCC ?  A quoi sert-il aujourd’hui ? Que serait la prochaine destination de ces 30 millions ? Pourquoi les importateurs nationaux n’en bénéficient-ils pas ?


Le président Félix Tshisekedi est appelé à faire un suivi. Il doit demander des comptes à ses collaborateurs et à chaque responsable de l’État à tous les niveaux. Son échec sera un tsunami pour le pays. L’espoir est permis car, il a la possibilité de rectifier le tir.

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