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Moni Della: « Le critère objectif pour servir son pays c’est le patriotisme »

Le critère objectif pour servir son pays c’est LE PATRIOTISME. On peut être de père et de mère et trahir son pays. Les exemples sont légions. Dans un pays où il y a absence totale des fichiers de l’état civil, comment peut-on prouver ces liens familiaux ? Tout le monde peut contester tout le monde. On serait dans une République de l’arbitraire. Cette question de Congolité est une boîte de Pandore qu’on veut ouvrir qui risque de déchirer le pays si on n’y prend garde. Le chef de l’État, en sa qualité de garant de l’unité nationale, doit s’impliquer dans le sens à décourager ce débat indécent qui a tout pour détériorer la santé fragile de notre jeune démocratie.

Au lieu de se limiter à chercher les Congolais de père et de mère pour briguer la magistrature suprême, pourquoi pas exiger aussi que les grands parents soient aussi de père et mère ? Voire, les arrières grands parents? La preuve scientifique irréfutable des liens de consanguinité, c’est le test ADN. Pour cela, on doit pouvoir exhumer nos parents, grands parents et arrières grands parents. Quelle dérive ! Quel sacrilège !


Chez les Ne Kongo, par exemple, on vit sous le régime matriacal.
La coutume faisant partie des sources du droit, une telle loi remet en cause la coutume Ne Kongo. Un sacrilège. Une abomination. Si cette loi vise à authentifier les Congolais, c’est très simple: nos frères pygmées, les premiers habitants du Congo, sont bien qualifiés pour briguer la magistrature suprême. Pas besoin de chercher les poux sur la tête d’un chauve. La personne qu’on vise à travers cette initiative irresponsable s’appelle Moïse Katumbi. Pas besoin de maîtriser l’art divinatoire.


C’est une injustice inadmissible qui rappelle une certaine époque dans un pays où les citoyens étaient identifiés par la couleur de leurs yeux. La loi Tshiani énerve l’esprit et la lettre de notre Constitution. Dans son préambule, la loi fondamentale énonce clairement que les problèmes récurrents que notre pays a connus ont comme soubassement la crise de légitimité des institutions et de leurs animateurs. Si on exclut Katumbi, ses nombreux partisans dissimulés à travers le pays ne vont pas se reconnaître dans les institutions issues des ces élections. Ce qui risque de replonger le pays dans une crise multiforme et multidimensionnelle.


Moise Moni Della

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