La récente agitation orchestrée au portail de la mine de Kibali Gold Mines contre le Directeur pays de Barrick Mining, Cyrille Mutombo, ressemble davantage à une opération de manipulation et d’ingratitude collective qu’à une véritable revendication sociale. Derrière les slogans du G20 et du mouvement « Vrai Vrai », se cache une réalité que beaucoup refusent volontairement de rappeler : sans Kibali et sans Cyrille Mutombo, Doko ne serait probablement jamais devenu ce centre économique dynamique qu’il est aujourd’hui.

Bloquer le portail stratégique d’une entreprise qui fait vivre des milliers de familles, perturber les activités économiques et tenter de faire pression par le chaos n’a rien d’un combat noble. C’est un sabotage économique déguisé en revendication communautaire.
Depuis plusieurs années, Kibali Gold Mine investit massivement dans le développement local : routes, écoles, centres de santé, emplois directs et indirects, opportunités pour les fournisseurs locaux, soutien aux communautés… Les faits sont là. Mais aujourd’hui, certains acteurs veulent faire croire à l’opinion que l’entreprise serait devenue l’ennemie du peuple. C’est faux. D’abord, Directeur du Social de Kibali, Cyrille Mutombo a construit la vie de plusieurs à Doko jusqu’à fabriquer des millionnaires plus riches que lui. Ses origines ne l’ont jamais poussé à favoriser les siens mais plutôt les locaux.
Ce qui choque davantage, c’est l’attaque ciblée contre ce Directeur Pays, connu pour son calme et son sérieux. Un homme qui, pourtant, a toujours privilégié le dialogue avec les communautés locales et encouragé l’intégration des entrepreneurs nationaux dans l’écosystème de Kibali. Mais visiblement, pour certains groupes opportunistes, la reconnaissance n’existe pas. On préfère brûler la maison plutôt que construire autour d’elle.
Le discours du G20 manque sérieusement de cohérence. Comment peut-on dénoncer l’absence de contrats tout en reconnaissant que des discussions et des marchés ont déjà été engagés avec plusieurs structures locales ? Comment réclamer le développement tout en paralysant l’un des principaux moteurs économiques de la région ?
La vérité est simple : certains individus, politiciens du reste, utilisent la jeunesse locale comme un instrument de pression pour des intérêts personnels et des règlements de comptes internes. Derrière les revendications populaires se cachent souvent des ambitions privées, des frustrations individuelles et des appétits financiers.

Plus grave encore, menacer de publier des noms de responsables de départements sans preuves publiques ni procédures établies relève du populisme dangereux et de la diffamation organisée. Une entreprise ne se dirige pas sous la menace de la rue ni sous le chantage émotionnel.

Il est temps que la population de Doko ouvre les yeux. Cyrille Mutombo n’est pas le problème. Le véritable problème réside dans cette culture de confrontation permanente où certains veulent obtenir par le désordre ce qu’ils n’arrivent pas à obtenir par la compétence, la patience ou le dialogue.
Kibali Gold Mine n’a pas besoin d’ennemis à l’extérieur lorsque certains, à l’intérieur même de la communauté, choisissent de cracher sur la main qui les nourrit.
L’avenir du Haut-Uélé ne se construira ni dans les barricades ni dans les intimidations, mais dans la responsabilité, le travail et le partenariat sincère entre les communautés et les investisseurs.
A force de transformer chaque frustration en crise, certains finiront par décourager ceux-là mêmes qui apportent emplois, investissements et stabilité économique dans la région.
Fadi NDANGA