Dans le Haut-Uélé, le nom de Cyrille Mutombo reste fortement associé aux transformations économiques et sociales observées ces dernières années autour de la mine de Kibali. Malgré certaines critiques apparues récemment dans l’espace public, plusieurs acteurs locaux continuent de saluer le rôle joué par le dirigeant congolais dans l’évolution de cette région longtemps confrontée à un déficit d’infrastructures et d’opportunités économiques.
À la tête des opérations de Kibali Gold Mine et de Barrick Mining en République démocratique du Congo, Cyrille Mutombo a accompagné la montée en puissance d’un projet minier devenu aujourd’hui une référence sur le continent africain en matière de production aurifère. Mais pour de nombreux habitants de Doko et des territoires voisins, l’impact de Kibali dépasse largement le cadre de l’exploitation minière.
Au fil des années, plusieurs infrastructures communautaires ont vu le jour grâce aux investissements liés au projet : routes modernisées, établissements scolaires construits ou réhabilités, centres de santé équipés, ainsi qu’un appui constant à diverses initiatives locales. Dans plusieurs villages du Haut-Uélé, ces réalisations sont perçues comme des signes visibles d’un changement progressif des conditions de vie.
L’une des orientations majeures défendues par Cyrille Mutombo concerne l’intégration de la jeunesse dans l’économie locale. Estimant que l’emploi constitue un facteur essentiel de stabilité et de cohésion sociale, la direction de Kibali a favorisé l’implication des jeunes dans les activités générées autour du site minier. Cette dynamique a permis l’émergence de nouvelles perspectives professionnelles dans une région autrefois marquée par le chômage et le manque d’investissements.
Le développement de la sous-traitance congolaise figure également parmi les axes les plus souvent mis en avant par les partenaires économiques de la région. Chaque année, des centaines de millions de dollars sont injectés dans des contrats accordés à des entreprises locales, permettant à plusieurs PME congolaises de renforcer leurs capacités et d’élargir leurs activités.
Pour de nombreux opérateurs économiques du Haut-Uélé, cette politique a contribué à créer un véritable écosystème entrepreneurial autour de Kibali. Plusieurs sociétés locales ont ainsi réussi à se structurer, à recruter et à participer activement à la dynamique économique régionale.
Au-delà de l’exploitation aurifère, Cyrille Mutombo défend également une vision tournée vers l’avenir. À travers l’initiative « Après-Kibali », il soutient des projets destinés à préparer l’économie régionale à l’après-mine. Parmi les secteurs ciblés figure notamment l’agriculture, avec une attention particulière accordée à la relance de la culture du café dans le Haut-Uélé.
Pour ses soutiens, cette stratégie démontre une volonté d’inscrire les actions de Kibali dans une logique de développement durable, plutôt que dans une simple exploitation des ressources naturelles. Ils estiment que peu de responsables ont autant insisté sur la nécessité d’anticiper l’avenir économique des communautés locales après la fin des activités minières.
Alors que certaines voix critiquent aujourd’hui la gestion de Kibali, plusieurs notables et leaders communautaires invitent à évaluer le parcours de Cyrille Mutombo à travers les réalisations concrètes enregistrées dans la région. Selon eux, les progrès observés dans plusieurs localités du Haut-Uélé témoignent de l’impact réel des investissements menés sous sa direction.
Dans un contexte souvent marqué par les tensions autour de l’exploitation minière en Afrique, Cyrille Mutombo apparaît, pour ses défenseurs, comme un dirigeant attaché au dialogue communautaire et déterminé à faire de Kibali un levier durable de développement pour le Haut-Uélé.
DIKA