Il ne se passe plus un jour sans que l’on ne ramasse les cadavres ou corps mutilés des mototaximens, motards appelés communément ‘’Wewas’’ sur les rues de Kinshasa, morts de suite des accidents de circulation. Les hôpitaux, particulièrement dans les pavillons de chirurgie, notamment dans les départements d’orthopédie ou d’ostéoporose, sont remplis de ceux que l’on appelle communément ‘’Wewas’’, accidentellement fracturés sans que ces derniers ne réalisent les risques qu’ils courent sur la route exposant, et leurs vies, et celle de leurs passagers.
L’inconscience qui caractérise les motards laisse à désirer surtout lorsqu’ils prennent les risques de procéder aux dépassements des véhicules sans calculer et en toute violation des règles du Code de la route. Ils roulent à tombeau ouvert, narguent les véhicules, bloquent les carrefours, empruntent le sens contraire, injurient avec les insanités très exécrables les chauffeurs d’autres engins.
Ce qui est déplorable est que, la plupart de passagers participent à cet état des choses sans leur faire les observations de manière à respecter le Code de la route se livrant avec leurs transporteurs à de graves risques.
Pire, c’est lorsqu’ils conduisent dans un cortège funéraire de l’un de leurs ou sollicités, en allant au cimetière, comme au retour. Ils livrent des spectacles où ils sont à deux ou à trois sur la moto, debout, couchant et relevant leurs engins, montant les guidons pour laisser une seule roue, conduisant clopin-clopant ou roulant en zig-zagssur la route jusqu’à se faire ramasser par d’autres motos ou véhicules. Beaucoup ont rencontré la mort ou ont été accidentellement touchés sur la route vers le cimetière, en aller comme au retour.
Et quand l’un d’eux est fauché, ils n’hésitent pas à incendier le véhicule à la base de l’accident en se rendant ainsi justice.
Incompétence et irresponsabilité de l’Hôtel de Ville de Kinshasa
Ce qui est plus grave, est que tout ceci se déroule dans l’indifférence totale et dans l’incompétence des autorités urbaines de Kinshasa qui semblent faibles face à cette situation. Heureusement que la Garde Républicaine venait de donner une leçon en évacuant les motards du rond-point Magasin. Ce qui a rendu cet endroit aéré et permet désormais une circulation fluide. Cet exploit de la Garde républicaine devrait être suivi dans tous les carrefours de la ville de Kinshasa dans le but de combattre les embouteillages et l’insécurité.
La vérité, est que Kinshasa manque éperdument l’autorité de l’état. Tout est géré par l’incivisme de la population kinoise et l’irresponsabilité ou l’incompétence des dirigeants kinois à l’instar de celui qui a indiqué à notre rédaction que les policiers n’obéissent pas aux autorités politoco-administratives ou qu’ils ne se font pas respecter par la population.
Conséquences
Aujourd’hui, les routes de Kinshasa sont remplies d’inconscients et représentent un grand risque pour quiconque s’y trouve en passager, comme en piéton.
A ce propos, les passagers devraient être prudents pour ne choisir que des responsables sur différentes motos qu’ils empruntent pour ne pas s’exposer aux accidents mortels.
L’Etat devra prendre ses responsabilités pour organiser ce secteur en vue de sécuriser, et les motards, et les passagers ou encore les piétons ; car, à l’allure où vont les choses, l’on va continuer à comptabiliser les morts et les personnes vivant avec handicap. Une campagne de sensibilisation sur les risques de la route aurait été une bonne chose pour épargner les désastres aux familles.
Valéry Kanyinda