• La mise en garde du Lieutenant-Général Jean-Pierre Kasongo Kabwit, Coordonnateur de la Task Force présidentielle chargée de la salubrité et de l’assainissement de la ville de Kinshasa, a produit ses premiers effets
La rébellion du Gouvernement provincial de Kinshasa prenait des ailes qui inquiétaient déjà. Surtout lorsque le Ministre provincial chargé de l’embellissement de la Ville, Léon Mulumba avait transformé la mission de son Ministère en des règlements des comptes pour détruire les maisons de ses adversaires et pauvres citoyens de la capitale, sans se préoccuper des agents de l’Etat qui avaient accordé les autorisations de construire en ces endroits. Ayant fait de cet exercice un moyen de se faire graisser dans le sens des poils avec des pièces sonnantes et trébuchantes, Léon Mulumba a trouvé un danger et un manque à gagner le fait que le Chef de l’Etat ait confié au Service national, la mission d’assainir la ville en vue de combattre contre l’insécurité. Il a tenté en vain de s’y opposer en voulant monter population contre la Task présidentielle. Par la suite, certains bandits urbains, appelés communément ‘’Kulunas’’, ont été montés pour s’attaquer contre les Bâtisseurs en vue de les décourager. Quatre d’entre eux ont été tués dans l’exercice de leur profession. Ils ne se sont pas lassés et il fallait alors les inciter au motif que le Lieutenant-Général, Jean-Pierre Kasongo recevrait les frais de mission de l’ordre de $ 2 millions par mois comme frais de fonctionnement. Ce que n’a pas toléré le Coordonnateur de la Task-force présidentielle pour le mettre le Gouverneur de Kinshasa en garde.
Face à la mise en garde et à la réplique sévère du Lieutenant-Général Jean-Pierre KasongoKabwit concernant les propos attribués à Monsieur Léon Mulumba, que l’on croirait mandaté par Daniel Bumba pour jeter le discrédit sur le Chef de l’État, qui, face à l’insalubrité persistante de la capitale, a confié au Service national la Task Force présidentielle chargée de l’assainissement et de la salubrité de la ville, la réaction du Gouvernement provincial est arrivée. Une réponse qui élude le fond de l’affaire pour jouer à la victime et à l’apaisement.
En avançant que cette structure toucherait chaque mois des frais de fonctionnement de l’ordre de 12 millions de dollars américains, Léon Mulumba a suscité une vive réaction du Coordonnateur de la Task Force. De tels propos pourraient laisser croire à une volonté de faire échec à cette initiative présidentielle, voire de susciter des tensions parmi les militaires et les Bâtisseurs, alors que certains d’entre eux ne sont pas encore mécanisés et que d’autres sont toujours en formation. Une telle situation serait particulièrement préoccupante du fait que ça voudrait également faire échec à cette mission confiée par le Chef de l’État.
Cette réaction fait suite à une correspondance du 28 octobre 2026, dans laquelle le Coordonnateur de la Task Force exprimait son indignation à la suite de certaines déclarations attribuées au Gouvernement provincial.
Cette mise en garde sévère du Lieutenant-Général semble avoir produit son effet. Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a répondu par une correspondance, sans toutefois apporter de justifications explicites aux propos tenus par son collaborateur.
Dans cette lettre datée du 2 novembre 2026 et adressée au Coordonnateur de la Task Force présidentielle, le gouverneur réaffirme son soutien à l’initiative du Président de la République visant à associer le Service national aux efforts d’assainissement de la capitale.
Apparemment, la bombe amorcée aux yeux et à la vue de tous ne sera désamorcée qu’en privé. En effet, le gouverneur a proposé une rencontre avec le Coordonnateur de la Task Force afin d’apaiser les éventuelles incompréhensions, de clarifier les préoccupations et de définir les modalités pratiques d’une synergie d’action pour la réussite de cette mission présidentielle.
« C’est dans cet esprit que je souhaiterais vous recevoir, afin que nous puissions avoir un échange apaisé, constructif et patriotique sur les voies et moyens de renforcer la collaboration, de clarifier les préoccupations éventuelles et de définir les modalités pratiques d’une synergie d’action au service de notre capitale. À cet effet, je vous prie de bien vouloir honorer de votre présence une rencontre que je vous propose aux jour et heure de votre convenance, à mon office », peut-on lire dans cette correspondance.
N.K