La Station de radiodiffusion Top Congo FM serait dans un conflit d’intérêt et de loyauté entre l’ancien Président Joseph Kabila Kabange, reconverti en suppôt de Paul Kagame dans son agression contre la RDC et l’actuel Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Pour preuve, les orientations éditoriales qui caractérisent ce media, parmi les plus suivis en RDC surtout dans son émission ‘’Le Débat’’, animée par les quatre principaux journalistes de cette station.
Les boucliers ont été levés depuis que Joseph Kabila s’est affiché comme Président du Mouvement terroriste, supplétif de l’armée rwandaise qui occupe les pans du territoire national dans l’Est de la RDC. Une attitude qui frise un témoignage de loyauté envers celui qui aurait financé le lancement de ce média et tant d’autres dans l’élan de la vente de son image.
Christian Lusakueno a été très bouleversé au lendemain de l’annonce de Joseph Kabila comme patron de ce mouvement jusqu’à se demander :’’Comment en sommes-nous arrivés là’’. Comme si celui qui aurait financé la création de TOP CONGO FM, avait trahi tous ceux qui l’attendaient revenir aux affaires en silence, pendant que Nangaa, Bisimwa, Makenga…chauffaient son fauteuil.
Le débat
Le débat est une émission d’interaction entre ses quatre animateurs échangent sur les sujets d’actualité, réservant une séquence aux questions des auditeurs.
Plutôt que de réserver cette séquence aux experts de différents domaines de leurs thématiques, pour répondre aux questions des auditeurs, Christian Lusakueno et sa bande s’offrent en ‘’Experts-tout terrain touche-à-tout’’, du genre Nyonsologues sans objectivité, neutralité, ni impartialité.
Ce qui laisse libre cours à des émotions qui guident certaines réponses.
C’est le moins que l’on puisse retenir ces jours, à travers l’animosité qui caractérise les commentaires de Monsieur Thierry Kambudi et Myriam Boketshu qui se sont allés plus loin pour priver au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo sa liberté d’expression sur les sujets d’actualité.
Cette animosité, qui semble née d’une amertume qui a rendu cette célèbre journaliste aigrie, s’est développée davantage depuis que Joseph Kabila, s’est affiché comme patron du mouvement supplétif du Rwanda, Front pour la Refondation de la Nation (FRN). Les gouttelettes de sa sueur argumentaire à travers ses interventions l’ont toujours approchées de Martin Fayulu ou des positions des Evêques hostiles à Félix-Antoine Tshisekedi. Ce qui peut s’expliquer surtout depuis le début du débat sur le changement ou la révision de la Constitution.
Tshisekedi n’a pas droit à la parole
En tant que personnalité publique, surtout en sa qualité du Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi peut être l’objet d’acerbes critiques de la part, aussi bien des journalistes que de tout citoyen. Mais aller jusqu’à lui priver sa liberté d’expression, alors qu’il est Citoyen comme tout le monde sort de l’ordinaire.
En effet, pour Madame Myriam Boketshu, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo n’avait pas le droit de s’exprimer sur l’actualité surtout en ce qui concerne la Constitution ou l’interpellation de Monsieur Prince Epenge. Selon elle, le Chef de l’Etat, le mieux informé que quiconque selon ses dires, devrait se contenter de la version répandue par l’Opposition selon laquelle, Monsieur Manassé Lomboto serait décédé de suite d’une agression par la Force du Progrès de l’UDPS qui lui aurait administré une barre de fer. Cette version s’est fait suivre d’un montage de mauvais goût où une femme qui se serait fait passer pour mère à Manassé Lomboto s’est livrée dans un spectacle ahurissant, se jetant à terre, pleurant à gorge déployée, larmes provoquées, réclamant le corps de son fils. Ce qui a suscité la curiosité de plusieurs qui ont fini par decouvrir que Manassé Lomboto serait orphelin et que sa mère serait morte pendant qu’elle avait 5 ans.
Le Ministre de la Justice n’a pas tardé pour donner l’injonction au Parquet en vue d’ouvrir des enquêtes et établir les responsabilités.
Tentative de fuite
Alors que les enquêtes sont en cours et que le corps de son garde du corps est encore à la morgue, Monsieur Prince Epenge, a tenté de quitter le pays pour la messe de l’Opposition deRome. Et pourtant, il n’est pas parmi les leaders qui ont été attendus.
Sachant qu’il a une résidence à l’étranger et que sa fuite est à craindre, le Parquet a décidé de confisquer son passeport, l’interpeller, avant de le mettre en garde à vue. 48 heures après, il a été déféré devant le magistrat qui l’a placé sous mandat d’arrêt provisoire.
Pour l’experte en Droit Myriam Bokestshu, ce n’est pas le parquet, mais plutôt les services comme si ceux qui opèrent dans les services, ne sont pas des OPJ à compétence générale, et donc des bras du Ministère public. Pour elle, Prince Epenge devrait être convoqué par mandat de comparution ou par invitation au lieu d’être happé comme un malfrat. Ce que l’experte a oublié est qu’il est parmi ceux qui doivent apporter la lumière aux enquêtes au parquer dans la mesure où s’est lui qui a déclaré que son garde du corps serait décédé de suite de l’agression par la Force du progrès au moyen d’un bar de fer. Une version qui ne tient pas debout au regard des images balancées qui ne localisent pas Manassé Lomboto lors de la manifestation du 15 septembre dernier.
Félix-Antoine Tshisekedi répond
Intervenant à Moscou, le Chef de l’Etatcongolais, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a battu en brèche la version de l’Opposition pour dire qu’il s’agit d’un mensonge et que Manassé Lomboto serait mort à la suite d’une maladie. Pour l’Experte en droit, Myriam Boketshu, le Chef de l’Etat ne devrait pas parler ainsi. Lui qui avait dit que la justice est malade l’aurait ainsi enfoncée et par conséquent qu’il serait dans l’impossibilité de la guérir. Des propos graves qui constituent, ni moins, ni plus, un affront à la Première Institution de la République qui pourrait en temps ordinaire être considéré comme outrage au Chef de l’Etat.
Ensemble avec son confrère et co-animateur de cette émission, le célébrissime Thierry Kambudi, ils sont allés trop loin pour refuser au Chef de l’Etat sa liberté de s’exprimer sur la Constitution dont son parti avait invité la population à voter non en 2005 et qu’à ce titre, il dise qu’il ne l’aime pas.
Soutenue et encouragée par les animateurs du mouvement supplétif du Rwanda FRN-AFC-M23 et de l’Opposition dans toutes ses positions, Myriam Boketshu fait un raccordement frauduleux pour exiger à Félix-Antoine Tshisekedi de respecter la Constitution plutôt que de l’aimer.
Responsabilité pénale en cascade
En matière de délit de presse ou des infractions commises par voie de presse, la responsabilité pénale est en cascade. Raison pour laquelle, aucun élément ne peut passer à la chaine ou dans un media, sans le quitus du Directeur de publication ou de programme qui en répond pénalement. Aussi, le patron du media, engage sa responsabilité civile.
Ce qui implique la responsabilité de Monsieur Christian Lusakueno dans les positions affichées par ses journalistes à qui il assigne les rôles. Tenu par le devoir de gratitude et de loyauté envers celui qui aurait financé la création de son média, Christian Lusakuenoconfierait ainsi à Thierry Kambudi et à Myriam Boketshu les tâches de contribuer à salir l’image de Félix-Antoine Tshisekedi, dans la perspective de la déstabilisation des institutions de la République. Un exercice auquel s’est livré le grand nombre de Généraux nommés par Joseph Kabila qui lui sont restés fidèles et qui ont tenté de renverser le pouvoir actuel, en dépit de tout ce que Tshisekedi a fait pour eux.
Car, rien donc ne peut passer sans un briefing entre patron de Top Congo FM et les animateurs avant l’émission, surtout que les questions des auditeurs sont toilettées. Une manière de conclure qu’il ne s’est pas agi d’un fait isolé, mais plutôt d’un plan bien monté pour descendre Félix-Antoine Tshisekedi Tshilomboen ce moment où il est acculé de partout.
Branche du FRN-AFC-M23
Top Congo FM serait versé dans la branche médiatique, aux côtés de branches militaire (FRN-AFC-M23), religieuse (quelques Evêques de la CENCO et deux pasteurs protestants) et politique (Opposition politique) pour déstabiliser les institutions. Cette attitude serait dictée par la loyauté que vouerait le patron de cette station de radiodiffusion dont le financement serait venu de Joseph Kabila, selon plusieurs sources.
C’est ici qu’il est plausible de croire que les attaques contre le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo ne seraient pas un fait du hasard. Tout serait concocté dans le but de nuire à l’image du régime dans la perspective de la déstabilisation des institutions.
Nous y reviendrons.
Nicole Kakese