FECOFA : Patrice Mangenda relance le contentieux devant le TAS, la direction de Véron Mosengo sous pression

Le bras de fer judiciaire autour de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) connaît un nouveau développement. À Lausanne, Patrice Régnier Mangenda, ancien secrétaire général adjoint de l’instance, entend poursuivre sa bataille devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), avec pour objectif de contester les conditions ayant conduit à la mise en place du comité exécutif dirigé par Véron Mosengo.

Selon des informations rapportées par l’entourage de l’ancien dirigeant, celui-ci aurait déjà versé sa quote-part de la caution exigée par le TAS pour permettre la poursuite de la procédure. Cette démarche, qui reste à confirmer par des documents officiels, marque une nouvelle étape dans un dossier dont les conséquences pourraient dépasser le cadre d’une simple contestation électorale.

La question du paiement des cautions constitue désormais un élément important de la procédure. Si Mangenda aurait rempli son obligation, aucune confirmation fiable n’est encore disponible concernant le versement de la part qui revient à la FECOFA. La position de la fédération sera donc déterminante pour la suite du dossier et l’ouverture des débats sur le fond.

Au cœur de cette affaire se trouve la régularité des modifications apportées aux statuts de la FECOFA, sur lesquels repose notamment le processus ayant conduit à l’élection de l’actuelle équipe dirigeante. Patrice Mangenda estime que ces changements n’auraient pas été adoptés conformément aux exigences statutaires.

Plus précisément, les contestataires mettent en doute la tenue régulière de l’assemblée générale censée avoir approuvé les modifications concernées. Ils soulèvent également des interrogations sur l’existence et la validité du procès-verbal attestant l’adoption de ces textes. Des préoccupations qui avaient déjà été exprimées par plusieurs responsables de ligues provinciales, certains ayant porté leurs dénonciations auprès des instances compétentes, notamment la FIFA et la CAF.

Mangenda figure parmi les candidats écartés lors du processus électoral qui a consacré l’arrivée de Véron Mosengo à la tête de la fédération. Avec l’ancien capitaine des Léopards, Jean-Claude Mukanya, il avait choisi de porter la contestation devant la juridiction sportive internationale plutôt que de se limiter aux dénonciations publiques.

L’examen de cette affaire pourrait ainsi placer la FECOFA devant l’obligation de justifier la conformité de ses actes. Les documents relatifs à la convocation de l’assemblée générale, aux participants, au déroulement des travaux et à l’adoption des modifications statutaires pourraient devenir des éléments essentiels dans l’appréciation du TAS.

Si les irrégularités dénoncées venaient à être établies, elles pourraient fragiliser les fondements juridiques du processus ayant conduit à l’installation du comité exécutif actuel. À l’inverse, la fédération devra démontrer que toutes les dispositions prévues par ses textes ont été respectées.

A ce stade, aucune décision ne permet de préjuger de l’issue de cette procédure. Mais une chose est certaine : le contentieux de Lausanne représente un enjeu majeur pour la gouvernance du football congolais. Au-delà du sort de Patrice Mangenda et de Véron Mosengo, c’est la crédibilité du processus électoral et le respect des règles institutionnelles au sein de la FECOFA qui se retrouvent au centre du débat.

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