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Une échelle est tombée, hommages de Joël Cadet à l’Editeur José Nawej

Une étoile s’est éteinte. Une plume s’est brisée et une échelle est tombée. Avec quoi la pleurer, en prose, en poésie ou en quel genre journalistique?

 

Elle tombe laissant perchés ceux qu’elle a portés haut. Ils sont sans appui. Ils ne savent, ni monter, ni descendre.

Elle sur laquelle s’est servi l’homme politique pour accéder au pouvoir. En cette période électorale, où elle allait rendre encore service aux hommes politiques, elle est tombée. Elle tombe sans personne pour la relever.

 

Cette échelle dont se sont servis ses enfants, son épouse pour rester perchés en Europe, au Maroc, à Kinshasa.

Elle s’est brisée, brisant les espoirs de siens.

 

Cette échelle dont agents et cadres de l’entreprise Forum des As se sont servis pour tenir leurs familles en hauteur.

 

Oui, celle que tout le monde utilisait sans en avoir aussi pour monter.

Tout le monde avait besoin d’elle pour monter.

Une fois en hauteur, elle était jetée et personne ne s’en occupait.

 

Et pourtant, elle avait aussi besoin de ces politiciens

De ces acteurs économiques

Culturels

De son épouse

De ses enfants

Pour qu’elle reste aussi debout.

 

Non! José Nawej!

 

Pas toi en ce moment

Tu avais une plume vive

Tranchante

Sans complaisance

Avec un riche vocabulaire

Bien choisi, bien mesuré, équilibré et répondant aux besoins urgents et présents

Dans un style spécial

 

José Nawej!

 

Personne de cette génération ne savait t’atteindre à la cheville en termes d’éditorial.

 

Je le dis sans peur d’être contredit. La meilleure plume, la meilleure chronique que je lisais avant d’écrire.

Une analyse limpide

De l’actualité politique

Aussi, une prophétie à travers tes écrits, pouvait en ruisseler.

 

Mes questions

 

Mais c’est un des quatrième journalistes qui s’en va sans maladie

Simplement une crise.

 

Mais cela devrait nous porter aux questionnements:

Qui connaît les peines d’un journaliste.

Il est l’ami des autorités et l’on croit qu’en étant leur ami, il a tout. Et peut-être qu’il n’a rien. Surtout pour des hommes et des femmes de la race de José Nawej, nés fiers, il est capable d’offrir tout ce qu’il a pour son prestige et rester bredouille, se ramenant à la maison faire face à d’autres défis, vis-à-vis de ceux envers qui on doit tout et sans explications.

Ceux-ci aussi, ne savent mesurer le poids des fardeaux du père ou de l’époux, Journaliste-Editeur. Ils ont droit à tout.

 

Et les fardeaux de l’employeur

Dont le personnel ne sait comment le patron trouve de quoi lui payer.

 

Qui y pense?

Qui sait combien la fin du mois est aussi stressant pour un employeur de son niveau?

L’électricité, l’eau, le loyer, les salaires, le tout repose sur ses épaules

Dans ce pays où il n’y a pas d’annonceurs.

 

Qui sait, en face d’une classe politique égoïste, égocentrique, il pouvait être en contradiction avec ses convictions avec ces hommes politiques, aptes à s’enrichir, quel que soit le procédé, au moment où leurs collaborateurs ou amis triment.

Qui sait?

L’échelle s’en est allée. À qui elle va encore servir? Elle n’est plus utile pour personne.

 

Mais nous, nous avons perdu un Maître, un Enseignant.

Une grosse perte.

Un bon édito demain.

 

Adieu José Nawej!

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