loader image

Impact News

Congo-Kinshasa: La corruption, ce fléau surnommé « coop » en RD. Congo


Par Charlie Jephté Mingiedi Mbala N’zeteke

La corruption est la racine de tous les maux dans notre république comme je l’ai toujours dit… Tout a commencé avec l’indépendance de notre pays que les belges n’ont jamais digéré, ils nous ont donné une chèvre tout en gardant la corde…

J’aimerai tirer les choses au clair avant de décortiquer cette thèse, car ce n’est pas pour justifier la corruption qui gangrène notre système que je me permets d’étaler l’origine de cette corruption qui a élu domicile dans le chef des congolais. C’est avec stupéfaction que j’ai suivi dans un documentaire de la RTBF, où la célèbre journaliste Colette Braeckman, a dévoilé au grand jour le complot belge contre le premier gouvernement de notre pays après son accession à l’indépendance donc il s’agissait du gouvernement de notre héros national Patrice Emery Lumumba.



Saviez-vous que le gouvernement belge en 1960 avait voté un budget spécial de 7 millions d’Euros pour concilier les faveurs des leaders congolais de l’époque ? C’est grâce à la Commission d’enquête Belge que nous avons su qu’il y avait des fonds secrets qui échappaient au contrôle parlementaire belge, et qui étaient destinés à soudoyer les dirigeants congolais de l’époque.

Ces fonds secrets étaient envoyés au Congo-Léopoldville pour déstabiliser le gouvernement Lumumba. Voilà comment la corruption est devenue une leçon que les belges ont très bien enseigné depuis 1960, et les congolais qui ont très bien assimilé cette mauvaise leçon.


En RD. Congo, tout se négocie d’une manière frauduleuse à cause de cet héritage des belges qui n’ont pas accepté de laisser les congolais voler de leurs propres ailes. Ce que nous subissons comme conséquences, est le fruit de ce que nos pères de l’indépendance ont semé. De Kasavubu à Félix Tshisekedi, nos dirigeants ont légalisé la corruption comme mode de vie dans toutes les institutions de notre pays.

Ce fléau est protégé par une mafia terrifiante qui ne dit pas son nom, c’est la raison pour laquelle il est presqu’impossible de mettre fin à cette corruption ; mais heureusement pour nous il y a encore de l’espoir ! Quand j’ai écrit ma tribune sur le procès 100 jours de Kamerhe, j’avais promis à mes fidèles lecteurs que j’allais parler du travail abattu par le Professeur Luzolo Bambi, qui avait dévoilé à la place du monde que notre pays perd 15 milliards de dollars américains chaque année dans la corruption.


Au moment où notre gouvernement a comme budget annuel de plus ou moins 6 milliards de dollars américains dont la majorité est financée par des partenaires de notre pays qui est extrêmement riche en ressources naturelles.

Il est un secret de polichinelle que d’affirmer que la corruption existe et qu’elle gangrène gravement les institutions avait déclaré sans ambages le professeur Luzolo Bambi. Cette perte de 15 milliards de dollars américains, est produite par la corruption et de détournements des fonds publics.

D’où le Produit Interne Brut (PIB) par habitant est de 450 dollars par an et par habitant (225 sur 237), selon la Banque Mondiale ; et la grande majorité des 80 millions de congolais vit dans la pauvreté selon plusieurs rapports nationaux et internationaux.

On comprend maintenant la source de cette pauvreté décriée par tous les congolais sans exception aucune ! Il n’y a pas de corruption sans corrupteur ni mafia sans corruption, c’est la raison pour laquelle j’avais tiré la sonnette d’alarme pendant le procès Kamerhe, tout en me référant à ce qui s’était passé dans les années 90 en Italie.

J’avais aussi évoqué la manière dont le Premier Ministre Zaïrois Kengo wa Dondo avait commencé le démantèlement de la terrifiante mafia en expulsant les sujets libanais au Zaïre. Car je craignais pour la vie des juges qui traitaient le dossier 100 jours, malheureusement après quelques jours nous avions perdu le juge Yanyi comme la mafia italienne a l’habitude d’opérer pour terroriser les autorités judiciaires.

J’ai été invité à participer dans une conférence-vidéo communément appelée « Zoom-meeting » avec les membres de l’association italienne LIBERA, le 18 décembre 2020, pour parler de la manière dont nous allons lutter contre la corruption et la mafia en RDC. Je salue en passant le Prêtre Joseph Mumbere qui a permis cette rencontre entre l’association Libera et les jeunes leaders de mouvements citoyens congolais.

Cette corruption mafieuse gangrène terriblement les institutions de la RDC et les exemples sont légions. J’ai eu à dire à tous les participants pendant mon intervention qu’il fallait un projet des lois pour protéger toute personne donc un bon citoyen qui voudra dénoncé toute corruption, le cas échéant de notre concitoyen Jean-Jacques Lumumba qui a participé aussi dans cette conférence. Et pour mater cette peur bleue que cette mafia inflige aux dénonciateurs de la corruption. Le récent cas est celui du Président de la chambre des Mines/FEC Monsieur Louis Watum, qui a parlé d’un douanier à Kasumbalesa et qui s’est rétracté comme par enchantement.

J’ai surtout insisté de la manière dont le Singapour et le Botswana luttent contre la corruption et la mafia. Si et seulement si la RDC veut lutter réellement contre la corruption, elle peut aussi appliquer les mêmes méthodes. Ça sera un bon début pour réduire suffisamment les dégâts créés par ce fléau.

Les autorités compétentes de la RDC doivent être des exemples à suivre en luttant contre la corruption et la mafia !

J’ai été sidéré de voir comment un élu du peuple était en train de parler de la façon dont il a été corrompu et avec une certaine légèreté, voulant faire croire au peuple congolais que ce fléau était légalisé. Et comme si cela n’était pas suffisant, nous avons assisté à l’arrestation de monsieur Anti-corruption de la présidence de la république, il s’agit bel et bien du coordonnateur de l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption, APLC en sigle. Quelle honte pour les institutions congolaises !

Franchement les congolais doivent avoir quand même la culture de la démission quand les choses ne tournent pas rond. La conscience reste notre unique et véritable vertu humaine, car on ne peut pas gérer la Res Publica sans conscience.

La conscience professionnelle n’existe presque plus en RDC, parce que son tissu a été détruit méchamment pendant des décennies par nos propres dirigeants.

Et je soutiens par la même occasion cette structure qui a été mise sur pied par le faîte de la nation qui concerne le changement des mentalités.

Albert Einstein avait dit ceci : «Ne fais jamais rien contre ta conscience, même si l’Etat te le demande». Il faut des hommes nouveaux pour diriger notre pays, ces hommes qui ont la volonté patriotique pour le changement tous azimuts !

Reçu par Nadège Ibwakungu sur Congo-Mokili Tv, il y a de cela 2 ans, mon estimé aîné Jean Goubald Kalala recadrait les artistes corrompus par la politique et les politiciens, avait dit ceci : «Dieu doit prendre le Congo car le Congo appartient à Dieu ; Dieu doit prendre le Congo et mettre ses enfants pour diriger son Congo, comme il a fait avec les enfants d’Israël, qui ont dirigé Israël, les enfants d’Israël ont dirigé avec un cœur de Dieu et l’intelligence de Dieu». Fin de citation.

Dans une des lettres ouvertes du Prophète Joseph Mukungubila intitulée : «Le destin du peuple congolais», il dit ceci : «Le Congo est un Etat des chrétiens. Donc, un pays chrétien». Fin de citation.

Seuls les enfants de Dieu (chrétiens) qui peuvent lutter réellement et véritablement contre la corruption et la mafia comme dit 2 Pierre 1 :3, 4, 5-7 : «Vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans ce monde par la convoitise». Un enfant de Dieu doit être un homme droit et correct donc qui veut dire un homme intègre.

Il faut à la RDC, des bonnes ressources humaines. Et cela ne peut être possible que par la restauration de l’homme, il n’y a pas de restauration sans revalorisation de l’homme congolais dans tous les domaines.

Je termine par cette pensée du président américain Abraham Lincoln, pour interpeller les autorités congolaises corrompues et qui soutiennent cette terrifiante mafia qui appauvrit le peuple congolais : «On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps». «Il n’y a pas plus grande armée que le peuple», dit-on.

Un bon entendeur s’aligne !

Mingiedi Mbala N’zeteke Charlie Jephté

Activiste, Penseur et Notable de Madimba

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Restez connectés
Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on whatsapp
WhatsApp
Share on email
Email
Latest News