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Impact News

Félix-Antoine Tshisekedi favorable pour un moratoire sur l’arrestation des Journalistes !


En marge des Consultations Nationales :


A la suite de son message adressé à la Nation le 23 octobre 2020, au cours duquel, il avait annoncé les consultations nationales en vue de créer l’Union Sacrée de la Nation face au malaise qui couve au sein de la Coalition au pouvoir, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a reçu après les candidats malheureux aux scrutins de 2018, les Chroniqueurs politiques ce jeudi 05 novembre 2020.

D’entrée de jeu, alors qu’ils étaient appelés à se présenter, Félix-Antoine Tshisekedi savait mettre le nom sur le visage de tous ces journalistes. La présentation étant resté une simple coutume.

Avant d’accorder la parole à ses convives, il les a d’abord remerciés d’avoir répondu à son invitation. Ensuite, il a brossé en peu de mots la motivation de ces consultations qui sont une suite logique de son message adressé à la Nation.

Saluant l’alternance pacifique réalisée à la tête de notre pays, Félix-Antoine Tshisekedi a indiqué qu’il s’est vu dans l’obligation de travailler ensemble avec ceux qui étaient hier, adversaires, voire ennemis politiques, consécutivement aux résultats des élections qui ont donné la majorité parlementaire aux regroupements politiques réunis par ruse au sein du FCC.

Comme Mandela, il a cultivé la culture du pardon pour tirer un trait sur le passé, s’interdisant de fouiner dans le passé, des propos tenus sur un média international qui ont été interprétés de diverses manières. Son souci, a-t-il indiqué, était de ne pas installer une culture de la chasse à l’homme ou des règlements des comptes. Surtout qu’il a misé sur une justice indépendante devant poursuivre les crimes commis en toute conviction des juges conformément à la loi.

Cependant, a-t-il souligné, il s’est observé une mauvaise foi dans le chef de ses partenaires qui ne veulent pas le changement. Ses partenaires ont installé une justice au service d’un individu ou d’un groupe d’individus au détriment des intérêts du peuple. Voilà pourquoi il a opéré les changements au sein du corps judiciaire de manière à rendre la justice indépendante.

Au sein de l’armée, il a été conseillé par les Mwami du Kivu de dépalcer certains officiers qui avaient longtemps duré dans leurs postes et qui ne sécurisaient même pas la population. Certains s’étaient déjà lancés dans le business au point de livrer la population à son triste sort. Ce qui l’a motivé pour opérer les changements au sein de l’armée. Mais ses partenaires s’y sont opposés. Voilà pourquoi il se tourne vers toutes les couches de la population pour avoir les avis et considérations en vue d’éviter au pays le carnage pendant qu’il fait face à la précarité des conditions de vie de la population, la pandémie à COVID-19, avec ses conséquences sur le plan économique.

C’est dans ce cadre qu’il a invité également les Chroniqueurs politiques, eux qui sont en chaleur avec la population pour qu’ils lui proposent aussi les pistes des solutions qui constitueront la matrice de sa prochaine adresse à la Nation, a-t-il conclu.

Accordant la parole aux Chroniqueurs, c’est Christian Bosembe qui a été le premier pour faire le condensé des propositions des Chroniqueurs de la politique. En premier lieu, Christian Bosembe a au nom du groupe sollicité du Chef de l’Etat, pour la dépolitisation du Ministère des médias ou sa suppression en vue de renforcer le pouvoir du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication. Le Ministère de la Communication qui restera, s’occupera essentiellement de la vente des actions du Gouvernement et du Chef de l’Etat. Le patron de Congo Buzz a également demandé au Président de peser de tout son poids pour la requalification de la majorité parlementaire en vue de reconfigurer la vision gouvernementale devant lui permettre de réaliser son idéal du ‘’Peuple d’abord’’. Cette requalification passe également par la sécurisation des journalistes qui se sentent menacés en rapport avec leur combat pour la vérité et la lutte contre les Fakenews.

A ce niveau, Bosembe a insisté pour que le Chef de l’Etat s’engage pour la dépénalisation des délits de presse.

Il a été complété par Joël Cadet N. NDANGA, patron du journal IMPACT NEWS et Président de la Commission de Discipline et d’Ethique Professionnelle, Tribunal des pairs, sur cette question. Pour NDANGA, étant donné que la dépénalisation est un domaine législatif et parfois long, il serait loisible de recourir en attendant au moratoire sur l’emprisonnement et l’interpellation des journalistes par les cours et tribunaux ou parquets.

Ce, à l’instar du moratoire sur la peine de mort, qui est une peine retenue dans notre Code pénal, mais qui n’est plus appliquée avant son éjection du Code pénal. En lieu et place de multiples interpellations, que le Chef de l’Etat soutienne et renforce le pouvoir du régulateur, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication CSAC et de l’autorégulateur, l’Union Nationale de la Presse du Congo, à travers son Tribunal des pairs. Ce qui va davantage réduire les délits de presse dans la mesure où les journalistes vont se juger eux-mêmes. La prison rend les journalistes martyrs et populaires au point de renforcer leur caractère nocif. Un journaliste qui est sanctionné par ses pairs aura difficile à revenir sur les mêmes erreurs. Même au CSAC, il y a plus de journalistes que les personnes d’autres corps de métier.

En réponse, le Chef de l’Etat s’est dit favorable, tout en émettant des réserves pour que cela ne puisse être érigé comme une prime à l’impunité pour un journaliste qui se livrerait à l’injure, à la diffamation et aux imputations dommageables. Là, il a été rencontre par le Président de la Commission de Discipline et d’Ethique Professionnelle qui a indiqué qu’une fois, le pouvoir du CSAC et de l’UNPC renforcés et reconnus par tous, il sera facile de sévir les dérives au Code de Déontologie et d’Ethique professionnelle. Car, le contenu sera sanctionné par le CSAC et le journaliste par le Tribunal des pairs.

Ainsi, le Chef de l’Etat a conclu qu’il va s’investir dans ce sens en vue d’alléger l’exercice de la liberté de presse dans notre pays.

Anastaili Nku

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