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Impact News

Intox, surenchère, manipulation, et désinformation sur RAM :
Une maffia pour entretenir le trafic illicite, la contrefaçon et l’insécurité


La population a été agitée. D’abord, à travers un Député qui a été manipulé au moyen des pièces sonnantes et trébuchantes. Il a commencé par faire les bruits dans les médias avant d’adresser une question écrite au Ministre en charges des PTNTIC. Il a été emboité par les mouvements insurrectionnels qui se font passer pour citoyens. Rien de citoyen dans leurs actions en dehors de se faire manipuler moyennant les billets verts. Voilà pourquoi ils ont été utilisés par quelques sociétés de téléphonie cellulaire pour manipuler l’opinion au moyen de l’intox et de la désinformation. Ils ont réussi suite au déficit de la communication dans le chef du Ministère des Postes, Télécommunications, Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication et de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo, ARPTC. Une communication institutionnelle qui n’a pas été commerciale pour donner le bien-fondé de la prestation pour laquelle, la population devrait payer pour l’inscription au Registre des Appareils Mobiles (RAM).

Après avoir réussi l’intox, la désinformation par la manipulation de la population, le dossier a été récupéré par les politiciens qui en ont fait leur choux gras jusqu’à passer par une question orale avec débat à l’attention du Ministre Augustin Kibassa Maliba, Ministre des PTNTIC pratiquement en violation du cadre légal dont ils sont législateurs. C’est a posteriori que certains ont lu la loi et avaient difficile à avouer leur honte, étant donné que le cadre légal était bien établi depuis 2002, le Décret instituant le paiement des prestations de l’ARPTC ayant existé avant cette législature, soit en 2012 et que c’est le Premier Ministre Sylvestre Ilunga qui l’a revu pour instruire le Ministre Kibassa de l’appliquer. Le prélèvement des unités étant effectué par un établissement public jouissant de son autonomie administrative et financière, le Ministre ne devrait donc pas répondre de ce qui n’est géré par lui. Voilà pourquoi, il a été libéré au moment où l’on s’attendait à une motion de défiance contre Kibassa Maliba.


Ce qui est sûr, c’est une affaire de gros sous où certains maffieux s’évertuent à gagner par le trafic illicite des téléphones dont certains sont contrefaits. La contrefaçon est même organisée par les compagnies de téléphonie cellulaire à travers les campagnes de promotion de la vente des téléphones tout simplement pour augmenter leurs data et le nombre des abonnés, confie un expert du secteur sous couvert de l’anonymat.
Voilà pourquoi certaines compagnies ne veulent pas entendre parler de RAM, a-t-il indiqué avant de rappeler : ‘’Et pourtant, SAMSUNG a mis la clé sous le paillasson en RDC à cause de cette pratique de contrefaçon de ses appareils. Huaway est sur la même voie, tout comme Apple ne veut pas venir en RDC, étant donné que beaucoup de ses téléphones sont piratés’’, a-t-il regretté.
Pire, poursuit-il, certains groupes rebelles utilisent les téléphones non identifiés avec lesquels ils entrent sur le sol congolais, opèrent, tuent, pillent, violent et repartent sans être inquiétés. Certains entrent avec les numéros des autres pays.


Mais les Congolais sont prêts à louer l’Internet gratuit ailleurs oubliant que c’est grâce à RAM que des pays comme le Rwanda ont réussi à lancer leur propre satellite, augmentant ainsi la vitesse de leur connectivité. En Egypte, il est impossible d’utiliser le téléphone non enregistré. Il est bloqué. Partout au monde, les Congolais de la diaspora le paient, il n’y a que dans leur pays où ils en font un problème.


Il faut retenir que le RAM n’est pas une taxe, a déploré le même expert.
Ressources de l’ARPTC
En effet, le législateur congolais a fixé les ressources financières de l’ARPTC. Au départ, il n’existait que la taxe de numérotation dont l’argent était versé dans le compte du trésor. Ce service combien indispensable de l’Etat ne pouvait recevoir comme rétrocession en retour sur cette taxe que 1% des recettes.


Depuis 2012, date à laquelle l’ancien Premier Ministre Adolphe Muzito avait signé son Décret, l’ARPTC vit de ses propres moyens parmi lesquels, les frais de prestation (CEIR) d’enregistrement des appareils mobiles.
Quid du RAM
Il s’agit du Registre central d’appareils Mobiles établi en RDC et qui contient la base de données de tous les IMEI connectés aux réseaux d’un groupe d’opérateurs de téléphone mobile ou de l’ensemble des opérateurs de téléphonie mobile.
En d’autres termes, poursuit la source, c’est le registre central en R.D. Congo pour l’identification des appareils mobiles (appareils avec carte SIM) par leur numéro IMEI. Ce registre permet de lutter efficacement contre le vol et la contrefaçon des terminaux mobiles ; protéger la santé des usagers contre les effets toxiques des appareils non conformes aux normes locales et internationales (comme le taux élevé de plomb) ; accroitre la sécurité et la qualité de service des réseaux mobiles en R.D. Congo.


Avec l’évolution, la RDC est dans l’obligation impériale de s’engager dans le Numérique. Pour cela, il a été mis en place cet enregistrement des appareils mobiles qui permet en outre d’assainir le secteur par la protection des données mobiles. Cela va provoquer une forte connectivité d’un plus grand nombre à l’Internet.
Réalisations grâce à RAM, 9 mois après .


C’est grâce à RAM que 9 mois après son lancement des sites comme les universités UNIKIN ,UPN,IBTP, IFASIC, ISTA, ISP/Gombe,… et certains espaces publics comme Rond-point Kintambo Magasin, Aéroport de Ndjili à Kinshasa, dans un premier temps, jouissent de l’accès gratuit à l’internet à l’aide de hotspots Wifi.
112 sites vont être couverts très bientôt dans les grands espaces. Cette année scolaire, il est prévu également le School-up en vue de permettre les études à distance. A termes, l’ARPTC attend installer sur toute l’étendue de la RDC, voire dans des milieux reculés 325 sites.


Tout ce qui va rester, c’est le contenu. Ainsi, d’ores et déjà, les étudiants et les élèves peuvent accéder à leurs attestations de réussite, les parents suivre leurs enfants au moyen de l’Internet, la production des diplômes en temps réel, …


Au finish, l’ARPTC viserait l’inclusion de tous les Congolais à l’Internet par le moyen du RAM. De cette façon, beaucoup d’opérateurs et ingénieurs peuvent devenir des millionnaires au moyen des startups qu’ils peuvent créer et qui seront enseignés à la population pour lutter contre l’illettrisme numérique. C’est une des manières de fabriquer des millionnaires congolais.
Bénéfices du RAM
En un mot, comme en mille, le Ram présente beaucoup de bénéfices à la population congolaise. Il s’agit de la fracture et favorisation de l’inclusion numérique ; rendre le numérique accessible à tout Congolais (par la création des centres d’accès au numérique, des centres d’initiation au numérique) ; entrer le numérique dans le quotidien des Congolais (par des solutions applicatives (applications mobiles, logiciels) ; rendre l’information accessible à tous, quelle que soit sa classe sociale (points d’accès gratuit à certains points de la ville) ; créer de nouvelles habitudes dans l’utilisation des TIC (moins d’usages de papier pour préserver la nature, des formulaires en ligne pour certains services…) ; favoriser l’autonomisation dans l’apprentissage, la recherche scientifique, (par la formation à distance et l’accès à des bibliothèques virtuelles) ; offrir un meilleur accès à l’emploi et à la formation(en favorisant des banques virtuelles d’annonce et de recherche d’emploi, en créant des centres numériques de recherches d’emploi) ; contribuer à l’amélioration des connaissances scientifiques (en donnant accès à des Webinaires et conférences virtuels) ; réduire des difficultés liées à la mobilité ou à l’éloignement pour accéder à l’information (par des services en lignes) ; garder contact et maintenir le lien (vidéoconférence…) ; matérialiser les services publics tels que la demande d’un passeport, d’une attestation de naissance, d’un certificat de bonne vie et mœurs, le payement de certaines factures (SNEL, REGIDESO), etc. ; contribuer à la traçabilité des recettes de l’Etat (numérisation des services et des paiements de l’Etat pour réduire la circulation du cash favorisant le coulage des recettes) ; encourager l’entreprenariat et l’économie numérique à travers le e-commerce, le soutien à la start-up congolaise dans le numérique ; rendre l’outil numérique ou informatique accessible à tous et initier les jeunes congolais au codage ; optimiser la sécurité et la qualité des services des réseaux mobiles sur le territoire national (en éliminant du réseau les appareils mobiles contrefaits et qui souvent ne respectent pas les normes de l’industrie et affecter les qualités, etc. ; protéger la santé des consommateurs contre les effets toxiques du plomb, présents dans les appareils non conformes aux normes internationales ; lutter efficacement contre le vol et la contrefaçon des terminaux mobiles ; assainir le marché de vente des téléphones mobiles afin de permettre un retour de confiance de marques tel que Samsung.


Refuser tous ces avantages, c’est admettre que la RDC soit à la queue de tous les petits pays qui nous entourent alors que notre démographie serait un atout dans l’utilisation de l’ Internet dans notre pays.


JCN

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